Book review: Bakhita

Article in french sorry guys 😀

La couverture de ce livre et le titre m’avait intrigué et quelque chose dans le regard de Bakhita sur la couverture m’a poussé à acheter ce livre. Sans regret cette fois 😀

Je tiens à préciser que je ne l’ai pas googler même si je savais que cette histoire était tirée d’une histoire vraie car je voulais avoir le plaisir de la surprise de la vie de cette incroyable personne méconnue en Afrique. DONC NE CHERCHEZ PAS ET LISEZ!

Résumé

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Mon avis

Un putain de livre! Tellement d’émotions et d’informations, c’est le genre dont l’histoire vous marque. Surtout quand on sait que c’est issue d’une histoire vraie et datant du 19ème siècle! Il est question ici de la condition humaine et de tolérance à une époque raciste et coloniale.

Ce livre reprend le périple d’une esclave du Soudan qui ne se souvient même pas de son prénom car elle a été kidnappée très jeune, à l’âge de 7 ans de son village. « Bakhita » a vécu l’enfer de l’esclavage dans différents pays et à différents niveaux.

La trame et la timeline du livre sont très bien maitrisés. on suit la vie de « Bakhita » de son enfance dans son village à son arrivée dans d’autres contrées, je ne peux pas dire où sinon je vous spoile le livre 😀 J’apprécie réellement l’effort de l’auteur au niveau du détail, elle décrit chaque étape de la vie de « Bakhita » et chaque torture avec une précision assez déroutante par moment. Car plus on lit ces chapitres, plus on a l’impression d’être un publique impuissant face à des monstruosité faites à cet enfant.

J’ai aussi apprécié que l’auteur, tout au long du livre ait fait le focus sur la perte de mémoire et d’identité et de culture des esclaves rescapés. A plusieurs moment on sent la frustration de Bakhita et de différents protagonistes face à son impuissance et à son oubli non volontaire de sa culture et tribu. Plus je lisais, plus j’étais reconnaissante d’avoir un lien avec mon histoire et mon pays et ma culture. Malheureusement, on ne se rend pas compte de l’importance de savoir d’où l’on vient!

Pour une fois je n’ai aucun point négatif à noter 😀 Je trouve que l’auteur a rendu justice à l’histoire de Bakhita et a su parler des horreurs et de la bonté que cette femme a rencontré tout au long de sa vie.

Je conseille ce livre à tous ceux qui ne comprennent pas (Ne veulent pas comprendre) l’horreur de l’esclavage, du racisme et de ses répercussions. Surtout à ceux qui osent minimiser l’impact de l’esclavage en Afrique sub-saharienne. Cette héroïne est extraordinaire et son histoire reste avec nous même après avoir fini le livre.

Un puissant roman qu’il faut lire au moins une fois dans sa vie, dommage qu’il n’ait pas été rédigée par un(e) africain(e) 🙂