Book Review: Moi, Tituba, Sorcière…

Review in french as the book is in french, but I urge you to read it, It’s THAT good 😀

J’adore Maryse Condé! J’avais entendu parler de ces livres, et dès que je suis entrée dans la librairie, j’ai eu un coup de foudre pour la couverture du livre et je me suis dis, ce doit être un bon livre pour que ça me parle comme ça!

Synopsis:

« Abena, ma mère, un marin anglais la viola sur le pont du Christ the King un jour de 16** alors qu’il faisait voile vers La Barbade. C’est de cette agression que je suis née… »

Ainsi commence la roman que Maryse Condé a consacré à Tituba, fille d’esclave, qui fut l’une des sorcières de Salem. 

Comment Tituba acquit une réputation de sorcière à La Barbade, comment elle aima et épousa John Indien, comment ils furent tous deux vendus au pasteur Samuel Parris qui les emmena à Boston puis dans le village de Salem. C’est là, dans cette société puritaine, que l’hystérie collective provoqua la chasse aux sorcières et les procès tristement célèbres de 1692. 

Maryse Condé a choisi de nous parler de Tituba que l’Histoire a oubliée pour ne retenir que les sorcières blanches, celles qui furent pendues et qui inspirèrent Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller. 

Mon avis:

Un putain de BIJOU ce livre! J’ai adoré!

Déjà que cette auteure est l’une de mes préférée, mais ce livre, wow, une claque!!! C’est l’histoire d’une esclave « libre » à la Barbade dont la vie est des plus intrigante de par ces choix. Car Tituba a vraiment existé, elle est mentionnée lors du procès des sorcières de Salem, en 1692, comme étant une esclave noire venue de la Barbade et pratiquant le vaudou, mais d’autres sources la citent comme étant Indienne car les peuples indigènes se ressemblent pour les colonisateurs.

Maryse Condé a choisit de donner une nouvelle vie à tituba et de lui donner une nouvelle histoire fictive, bien que Tituba ait réellement existé et que les écrits de l’époque sur lesquels cette histoire se basent soit rare à son propos. Elle choisit de rédiger cette biographie, en faisant honneur aux femmes et à leur intelligence dans des sociétés pétris d’interdits et de violences.

Via Tituba, fruit du viol de la toute jeune Abena par un marin sur le navire négrier qui cinglait vers la Barbade. elle réussit à nous faire entrevoir tous les vices de cette époque. L’histoire est racontée du point de vue de Tituba, ce qui rend la lecture plus facile mais à un certain moments on est frustré du manque de détail. Car elle choisit de raconter certains événements de sa vie, et d’occulter d’autres. Tituba apparaît fragile puis forte face à une société hypocrite et une hystérie collective. Plusieurs fois durant ma lecture, je me suis trouvée à m’énerver et à crier sur Tituba et à m’imaginer à ces côtés comme ces ancêtres à essayer de la raisonner. On s’apitoie sur le sort de Tituba, on souffre avec elle, puis on est heureux pour elle… Ce livre est une réelle montagne russe d’émotion et donne envie de voyager à la Barbade et de découvrir la réalité derrière l’art Vaudou 😀

Je vous conseille cet auteure et tous ces livres, d’ailleurs je viens de finir un autre de ces romans, « Histoire d’une femme cannibale’. Néanmoins ce livre reste mon préféré et tituba mon personnage préféré 😀