Book Review: No home

Review in french sorry 😀

Je l’ai acheté par erreur en français car je le pensais en anglais. En plus la couverture du livre est trop belle! En tout cas plusieurs amis m’ont conseillé de le lire et je ne le regrette pas!

Synopsis:

Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire du peuple africain.

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

En Afrique comme en Amérique, No Home saisit et traduit, avec une étonnante immédiateté, combien la mémoire de la captivité est restée inscrite dans l’âme d’une nation. Navigant avec talent entre histoire et fiction, nuit et lumière, avec une plume qui varie d’un continent à l’autre, d’une société à une autre, d’une génération à la suivante, Yaa Gyasi écrit le destin de l’individu pris dans les mouvements destructeurs du temps, offrant une galerie de personnages aux fortes personnalités dont les vies ont été façonnées par la loi du destin.

My opinion:

Excellent ce livre, franchement!

Du Ghana aux USA, on suit l’histoire d’une lignée déchirée sur 3 siècles. Il est question d’esclavage, de métissage, de religion, d’identité et de famille perdue. Effia et Esi sont des demi-sœurs avec deux destins distinct: L’une est mariée contre son gré à un soldat britannique, commandant du Fort Cape Coast et marchand d’esclave. L’autre est une esclave se trouvant dans ce Fort dans les cachots. Chacune portant une pierre, preuve de leur héritage et histoire commune.

Chaque chapitre est consacré à un descendant d’Effia ou d’Esi, à leur histoire et souffrance. Le récit est fluide, puissant et la trame se construit graduellement, car chaque génération et personne apporte quelque chose d’important à l’histoire. Ce livre est comme un labyrinthe. On ouvre chaque porte par curiosité pour en découvrir une fenêtre sur une époque avec ces problèmes. « No home » donne la parole à chaque personne pour expliquer d’où il vient, ce qu’il vit et à quoi il aspire. Une sorte d’ode à la recherche de sa généalogie.

« No Home » est un livre d’actualité. Il couvre avec justesse le sujet de l’esclavage et de la condition des noirs aux états-unis et en Afrique. Aucun préjugé n’est surexploité pour expliquer cette déchirure et page complexe de l’histoire. Je trouve que l’auteur a su en parler, mettre la lumière sur des situations difficiles vécues encore maintenant. « No home » est un roman humain.

Tout comme ce bijou qui est transmis de génération en génération, ce livre retrace l’histoire ancestrale d’hommes et femmes. Les héritiers sont des témoins physiques de cette histoire complexe et transportent cette information tout au long de leur vie. Et la fin de le livre y rend superbement hommage.

J’ai franchement aimé ce livre et le relirait en anglais pour connaitre la plume de l’auteur.