Book review: Un pays pour mourir

Book review in french 😀

C’est mon premier livre de cet auteur marocain, je l’ai lu car c’est le seul qui était disponible à la bibliothèque africaine. Donc si vous en avez d’autres à me conseiller, mettez les en commentaires de cet article please 😀

Synopsis:

Paris, été 2010. Zahira, une prostituée marocaine en fin de carrière, est une femme généreuse malgré les humiliations et la misère. Son ami Aziz, sur le point de changer de sexe, est dans le doute. Mojtaba, un révolutionnaire iranien homosexuel qui a fui son pays, croise son chemin et loge chez elle durant le mois du ramadan. Allal, son premier amour, va quitter le Maroc pour la retrouver.

À travers des fragments de vie qui s’entrechoquent violemment les uns contre les autres, Un pays pour mourir suit ces émigrés, rêveurs et invisibles, dans leur dernier combat. Des destins fracassés au cœur d’un monde postcolonial où trouver sa vraie place, avoir une deuxième chance s’avère impossible.

My opinion:

Pour un petit livre de 164 pages, il est full d’histoire 😀

J’aime bien comment l’auteur présente les sujets de la prostitution, homoséxualité et éducation sexuelle. C’est fait d’une manière touchante et pleine d’espoir. C’est un roman sur l’exil et le déracinement.

Un pays pour mourir de Abdellah Taïa

Le style du livre est fluide et la timeline est partout dans le monde et à différentes époques. Cela rend la lecture agréable et au fil de la lecture on tisse l’image, l’histoire et les liens entre les différents protagonistes. Ces personnages meurtris par la vie ont l’espoir d’un avenir meilleur loin de leur racines et se retrouvent rejetés par ces sociétés supposées les accueillir

On est dans les pensées et la vie de 3 personnes différentes et l’intersection de leurs vies à Paris:

  • Une prostituée marocaine
  • Un exilé iranien gay
  • Un transexuel algérien

Ce roman parle des minorités vivant à Paris, on est loin du glamour et des paillettes et de la romance. L’auteur raconte avec brio et simplicité ces quotidiens marginalisés et ces personnes vivant à la périphérie de la société. Il inclut aussi dans ce récit brutal l’effet de la colonisation sur l’Afrique du nord.

J’aime bien la réalité du récit et le fait que la fin ne soit pas prévisible ni évidente. C’est comme si j’avais ouvert une fenêtre sur une partie de la réalité que l’on voit rarement à moins que ce ne soit dans un documentaire stéréotypé d’ARTE.